Comment la France est devenue le premier producteur mondial de vin | TF1 INFO

LCI - 26/04
[VIDÉO] Si la récolte de vin a particulièrement souffert dans de nombreux pays, celle de la France, à l'inverse, a légèrement progressé. L'Hexagone se hisse donc à la place de premier producteur du monde. Explications. - Comment la France est devenue le premier producteur mondial de vin (Environnement) - TF1 INFO

Si la récolte de vin a particulièrement souffert dans de nombreux pays, celle de la France, à l'inverse, a légèrement progressé.
L'Hexagone se hisse donc à la place de premier producteur du monde.
Explications.

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Le monde agricole sous tension

La production mondiale de vin s'évapore, chutant de 10% en 2023. Au total, les vignerons du monde ont produit 237 millions d'hectolitres, leur plus faible vendange depuis 1961, indique, jeudi 25 avril, l'Organisation internationale du vin (OIV). Si les récoltes ont particulièrement souffert en Italie (-23% sur un an, à 38 millions d'hectolitres) et en Espagne (-21%, à 28 millions d'hectolitres), elles ont légèrement progressé en France (+4%, à 48 millions d’hectolitres), permettant à l’Hexagone de devenir, de loin, le premier producteur de vin au monde. 

Des régions viticoles aux rendements "exceptionnels"

Comment expliquer cette hausse de la production en France, à contre-courant de la tendance globale ? "Des régions viticoles ont eu des rendements exceptionnels en 2023", réagit Laurent Audeguin, directeur Recherche Innovation au pôle Matériel végétal, contacté par TF1info. "C'est le cas en Champagne avec des niveaux de production très élevés grâce à une très bonne initiation florale l'année précédente, un bon phénomène de fructification", le tout grâce à un climat favorable.

Dans un communiqué publié en novembre 2023, une fois les vendanges achevées, l'Agreste (Service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture) faisait état d'une situation favorable dans la majorité des régions françaises. Le poids des grappes a atteint un niveau record en Champagne, la production dépassant de 16% le niveau de 2022.

Une hausse constatée dans d'autres régions du pays, notamment sur l'ensemble du vignoble Bourgogne-Beaujolais (+12% sur un an) et dans les Charentes (+18% sur un an), "grâce à des conditions météo favorables jusqu’aux vendanges (températures élevées tardives, précipitations suffisantes)", précise l'Agreste. 

Des années "difficiles" pour la France, mais moins que pour ses voisins européens

Laurent Audeguin précise toutefois que cette légère hausse de production en France n'est pas significative. "On est quand même sur des années très difficiles, l'évolution du climat en est la raison principale", constate l'ingénieur. La production mondiale de vin est en effet perturbée par les sécheresses, les vagues de chaleur, les incendies, le gel précoce ou encore les pluies favorisant les inondations et les maladies.

Toujours est-il que la France s'en sort mieux que les autres pays d'Europe occidentale. "Le mildiou (une maladie causée par des champignons, ndlr) a causé de graves dégâts, et aussi la sécheresse qui a suivi", détaille Laurent Audeguin. En Italie, la baisse de la production, à son plus bas niveau depuis 1950, peut également s'expliquer par un phénomène d'artificialisation de sols. 

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Cette dégringolade est la conséquence directe de "conditions environnementales extrêmes" ayant touché aussi bien l'hémisphère nord que l'hémisphère sud, a par ailleurs indiqué le directeur de l'OIV, John Barker, auprès de l'AFP. La récolte a ainsi chuté de 11% au Chili, de 26% en Australie et de 10% en Afrique du Sud, les trois plus gros producteurs de l'hémisphère sud.

Marie TERANNE

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